Make vs Zapier
Make vs Zapier : quelle plateforme d'automatisation choisir en 2026 ?
Par Aurélie Josephine
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Tu cherches à automatiser tes workflows et tu hésites entre Make vs Zapier ? Ces deux plateformes dominent le marché de l’automatisation no-code, mais elles s’adressent à des profils très différents. Zapier mise sur la simplicité et la rapidité de mise en place, parfait pour des automatisations linéaires. Make (ex-Integromat) propose une approche visuelle plus puissante, idéale pour des scénarios complexes avec branchements conditionnels. Dans cet article, tu trouveras une comparaison honnête et détaillée pour choisir l’outil qui correspond vraiment à tes besoins de freelance ou d’agence digitale.

 

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Critère Make Zapier
Prix de départ
9 $/mois 19,99 $/mois
Plan gratuit
Oui (1 000 opérations/mois) Oui (100 tâches/mois)
Nombre d’intégrations
1 500+ apps 6 000+ apps
Interface
Visuelle par drag & drop Formulaire linéaire
Facilité de prise en main
Logique conditionnelle
Support
Email + communauté Email + chat (plans premium)
Note globale
★★★★ ★★★★

Make en bref

Make (anciennement Integromat) est une plateforme d’automatisation visuelle qui te permet de créer des scénarios complexes en glissant-déposant des modules sur un canvas. L’interface ressemble à un organigramme où chaque action, condition ou branchement est représenté visuellement. Son point fort principal réside dans sa capacité à gérer des workflows multi-branches avec des logiques conditionnelles avancées, des boucles et des traitements de données sophistiqués. Tu paies au nombre d’opérations (chaque action compte pour une opération), ce qui peut être très avantageux pour des scénarios complexes qui feraient exploser ton quota de tâches sur Zapier. Le point faible principal reste la courbe d’apprentissage, plus raide que Zapier, surtout si tu débutes dans l’automatisation. La documentation est dense et certaines fonctionnalités avancées demandent une compréhension technique minimale.

Zapier en bref

Zapier est le pionnier de l’automatisation no-code et reste la référence pour sa simplicité d’utilisation. L’interface repose sur un système de formulaires linéaires où tu configures un déclencheur (trigger) puis une ou plusieurs actions en séquence. Son point fort principal, c’est la prise en main ultra-rapide, tu peux créer ton premier Zap fonctionnel en quelques minutes sans formation préalable. Avec plus de 6 000 intégrations disponibles, Zapier connecte pratiquement tous les outils SaaS du marché, y compris les plus nichés. Le point faible principal concerne le pricing, basé sur le nombre de tâches (chaque action dans un Zap compte comme une tâche séparée), ce qui peut devenir très coûteux pour des workflows comportant plusieurs étapes ou traitant de gros volumes de données.

Comparaison détaillée

Fonctionnalités et puissance d’automatisation

Make et Zapier ne jouent pas dans la même catégorie en termes de complexité fonctionnelle. Sur Make, tu construis des scénarios visuels où chaque module peut avoir plusieurs sorties selon des conditions que tu définis. Par exemple, si tu reçois un formulaire de contact, tu peux créer un branchement qui envoie les leads qualifiés vers ton CRM, les demandes de support vers ton helpdesk et les candidatures vers ton ATS, le tout dans un seul scénario.

Les routers, iterators et aggregators de Make te permettent de traiter des tableaux de données, de paralléliser des actions et de reconstituer des informations. Zapier propose bien des chemins (Paths) dans ses plans premium, mais la logique reste plus limitée et moins visuelle. Chaque chemin fonctionne de manière indépendante, tu ne peux pas facilement fusionner des données issues de branches différentes.

Pour des automatisations simples (nouveau lead Typeform vers Google Sheets), Zapier fait le job parfaitement. Mais dès que tu veux ajouter des conditions multiples, des transformations de données ou des boucles, Make devient nettement supérieur. Make intègre aussi nativement des outils de manipulation de données (JSON parsing, expressions régulières, opérations mathématiques) qui nécessitent des apps tierces ou du code sur Zapier.

Tarifs et rapport qualité-prix

Le modèle de pricing de Make vs Zapier illustre parfaitement leur philosophie respective. Make facture par opération, chaque action ou module dans ton scénario consomme une opération. Le plan gratuit offre 1 000 opérations par mois, largement suffisant pour tester sérieusement la plateforme. Le premier plan payant démarre à 9 $ par mois pour 10 000 opérations.

Zapier facture par tâche, et chaque étape de ton Zap consomme une tâche. Le plan gratuit ne propose que 100 tâches par mois (très vite épuisé) et le premier plan payant commence à 19,99 $ pour 750 tâches mensuelles. La différence devient frappante sur des workflows multi-étapes. Imagine un scénario où tu récupères des données d’une API, tu les traites, tu mets à jour ton CRM et tu envoies une notification Slack.

Sur Make, ce scénario consomme 4 opérations par exécution. Sur Zapier, il consomme 4 tâches par exécution, mais si ton Zap s’exécute 200 fois par mois, tu atteins déjà 800 tâches, dépassant le plan Starter. Avec Make, 200 exécutions ne représentent que 800 opérations sur les 10 000 disponibles. Pour les freelances et petites agences qui automatisent en volume, Make offre un meilleur rapport qualité-prix. Zapier reste compétitif si tu utilises principalement des Zaps simples à une ou deux étapes et que tu privilégies la rapidité de mise en place.

Facilité de prise en main et courbe d’apprentissage

Zapier écrase la concurrence sur ce critère. L’interface guidée te prend par la main, tu sélectionnes ton app de départ, tu choisis le déclencheur dans une liste claire, tu connectes ton compte, tu testes le trigger puis tu passes à l’action. Chaque étape est expliquée, les champs sont mappés automatiquement quand c’est possible, et tu vois immédiatement un aperçu des données. Un débutant total peut créer son premier Zap fonctionnel en 10 minutes chrono.

Make demande plus d’investissement. L’interface visuelle est puissante mais moins intuitive au premier abord. Tu dois comprendre le concept de modules, de connections entre modules, de data mapping manuel. La liberté offerte par le canvas peut même être déroutante, tu dois structurer toi-même ton workflow au lieu de suivre un formulaire linéaire. Par contre, une fois que tu as créé 3-4 scénarios sur Make, tu commences à apprécier cette flexibilité. Tu visualises immédiatement la logique de ton automation, tu vois où sont les branchements, tu comprends le flux de données.

Make propose des templates préconfigurés qui accélèrent la prise en main, mais la documentation reste dense et parfois technique. Si tu débutes totalement dans l’automatisation et que tu veux des résultats immédiats, Zapier est clairement plus accessible. Si tu es prêt à investir quelques heures d’apprentissage pour débloquer des capacités avancées, Make sera plus gratifiant à moyen terme.

Intégrations et écosystème

Zapier affiche un avantage numérique écrasant avec plus de 6 000 intégrations contre environ 1 500 pour Make. Dans la pratique, cet écart est moins important qu’il n’y paraît. Les deux plateformes couvrent l’immense majorité des outils SaaS populaires (Google Workspace, Slack, Notion, Airtable, HubSpot, Salesforce, Stripe, etc.).

Make compense son catalogue plus restreint par des intégrations souvent plus complètes, avec accès à davantage d’endpoints d’API. Par exemple, l’intégration Airtable de Make te permet d’effectuer des recherches complexes, de mettre à jour plusieurs enregistrements en une seule opération, là où Zapier nécessiterait plusieurs Zaps ou des actions séparées. Make propose aussi un module HTTP universel très puissant qui te permet de te connecter à n’importe quelle API REST, même si l’outil n’a pas d’intégration native.

Sur Zapier, la fonction Webhooks existe aussi mais reste plus limitée en configuration. L’écosystème de Zapier bénéficie d’une communauté plus large, tu trouveras plus facilement des tutoriels, des templates partagés et des réponses sur les forums. Make dispose d’une communauté active mais plus réduite, principalement anglophone. Si tu travailles avec des outils très nichés ou des apps récentes, vérifie d’abord leur disponibilité sur les deux plateformes. Dans 80 % des cas, tes outils principaux seront disponibles sur les deux.

Support et ressources d’apprentissage

Le support de Zapier est globalement plus réactif et accessible. Les utilisateurs des plans payants (à partir de Professional) bénéficient d’un support par chat en plus du email. La base de connaissance est exhaustive, bien organisée et régulièrement mise à jour. Zapier propose aussi une Zapier University avec des cours structurés pour monter en compétence.

Le support de Make passe principalement par email et via leur forum communautaire très actif. Les temps de réponse sont corrects mais pas aussi rapides que Zapier. La documentation de Make est très complète mais parfois trop technique pour les débutants, elle s’adresse clairement à des utilisateurs qui ont déjà des bases en automatisation. Make compense avec une bibliothèque impressionnante de templates préconçus que tu peux cloner et adapter, ce qui accélère vraiment l’apprentissage. Les deux plateformes organisent régulièrement des webinaires et publient des guides. E

n cas de blocage sur un scénario complexe, tu trouveras plus facilement de l’aide communautaire sur Zapier grâce à sa base d’utilisateurs plus large. Sur Make, la communauté est plus tech-savvy, les réponses sont souvent plus pointues mais demandent un niveau technique minimal pour être comprises. Aucune des deux ne propose de support téléphonique, sauf sur des plans entreprise négociés individuellement.

Pour qui choisir Make ?

Make est le meilleur choix si tu es une agence digitale ou un freelance tech qui gère des workflows complexes avec plusieurs conditions et branchements. Par exemple, si tu automatises la gestion de projets clients avec des étapes qui varient selon le type de prestation, le statut du client ou le montant du projet, Make te permet de modéliser toute cette complexité dans un seul scénario visuel. Tu pourras facilement maintenir et faire évoluer ton automation sans la casser.

Make convient parfaitement si tu travailles en volume avec des scénarios multi-étapes. Imagine que tu synchronises quotidiennement des centaines de lignes entre plusieurs outils, que tu traites des données de formulaires, que tu enrichis des informations via des APIs tierces. Avec le modèle par opération de Make, tu paieras significativement moins cher qu’avec Zapier tout en ayant accès à des fonctionnalités plus puissantes.

Enfin, Make est idéal si tu aimes comprendre et visualiser comment fonctionnent tes automatisations. Si tu es le genre de personne qui préfère avoir une vue d’ensemble de ton système plutôt que de suivre aveuglément un formulaire, l’interface visuelle de Make te parlera immédiatement. C’est aussi un excellent choix si tu as des notions techniques (même basiques) et que tu veux pouvoir manipuler des données, parser du JSON ou utiliser des expressions régulières sans passer par des outils tiers.

Pour qui choisir Zapier ?

Zapier est le meilleur choix si tu débutes totalement dans l’automatisation et que tu veux des résultats immédiats sans courbe d’apprentissage. Si ton objectif est de connecter rapidement deux ou trois outils pour automatiser une tâche répétitive (recevoir une notification Slack quand un formulaire est rempli, ajouter automatiquement les nouveaux contacts dans ta newsletter), Zapier te fera gagner du temps dès le premier jour.

Zapier convient parfaitement si tu utilises des outils très nichés ou récents qui ne sont pas encore intégrés partout. Avec ses 6 000+ intégrations, Zapier a statistiquement plus de chances de supporter cet outil spécifique dont tu as besoin. C’est particulièrement vrai si tu travailles dans des secteurs spécialisés (immobilier, santé, éducation) où des apps métier spécifiques existent.

Enfin, Zapier est idéal si tu privilégies la stabilité et la fiabilité avant tout. La plateforme est mature, éprouvée par des millions d’utilisateurs, et les intégrations sont généralement très stables. Si tu ne veux pas passer de temps à maintenir tes automatisations et que tu préfères payer un peu plus cher pour une tranquillité d’esprit maximale, Zapier offre cette garantie. C’est aussi le choix logique si ton équipe n’est pas technique et que tu veux que tout le monde puisse créer et modifier des Zaps sans formation approfondie.

Notre verdict

Make vs Zapier n’a pas de gagnant absolu, le choix dépend vraiment de ton profil, de tes besoins et de ton budget. Si tu es freelance ou agence technique, que tu gères des workflows complexes et que tu veux optimiser tes coûts, choisis Make. Tu investiras quelques heures d’apprentissage mais tu gagneras en puissance et en flexibilité. Si tu débutes dans l’automatisation, que tu privilégies la simplicité et la rapidité de mise en place, ou que tu as besoin d’intégrations très spécifiques, choisis Zapier. Tu paieras peut-être un peu plus cher à l’usage mais tu seras opérationnel immédiatement.

Dans les faits, beaucoup d’agences et de freelances expérimentés utilisent les deux en parallèle. Zapier pour les automatisations simples et rapides, les intégrations exotiques ou les besoins ponctuels. Make pour les workflows complexes, les traitements de données en volume et les automatisations stratégiques qui justifient un investissement initial en configuration. Les deux plateformes sont solides, maintenues activement et continueront d’évoluer. Tu ne feras pas d’erreur en choisissant l’une ou l’autre, l’important est de commencer à automatiser pour libérer du temps sur tes tâches répétitives et te concentrer sur ce qui génère vraiment de la valeur.

 

Make
Automatisation visuelle puissante dès 9 $/mois


Essayer Make

Zapier
Plus de 6 000 intégrations, prise en main immédiate


Essayer Zapier

 

Questions fréquentes

Oui, clairement. Make facture par opération (une action = une opération) alors que Zapier facture par tâche (chaque étape = une tâche). Sur un workflow à 5 étapes qui s’exécute 200 fois par mois, Make consomme 1 000 opérations (inclus dans le plan gratuit), Zapier consomme 1 000 tâches (nécessite le plan Professional à 49 $/mois). Plus ton workflow comporte d’étapes, plus l’écart de prix se creuse en faveur de Make.

Il n’existe pas d’outil de migration automatique, tu devras recréer tes automatisations manuellement sur Make. La bonne nouvelle, c’est que la logique reste identique (trigger + actions), donc la migration est plus une question de temps que de difficulté technique. Commence par migrer tes Zaps les plus coûteux ou les plus complexes, ceux où Make apportera le plus de valeur. Garde Zapier pour les automatisations simples ou les intégrations non disponibles sur Make.

Les deux plateformes affichent un uptime supérieur à 99,9 %, la différence de fiabilité est marginale dans l’usage quotidien. Zapier bénéficie d’une infrastructure plus ancienne et éprouvée, mais Make a considérablement investi dans sa stabilité depuis son rachat par Celonis. Dans les faits, tu risques plus de rencontrer des problèmes liés aux APIs des outils que tu connectes qu’aux plateformes elles-mêmes. Les deux proposent des systèmes de retry automatique et des logs détaillés pour débugger les échecs.

Non, Make reste une plateforme no-code, tu peux créer des scénarios avancés sans écrire une ligne de code. Par contre, avoir des notions de logique (conditions if/then, boucles) et comprendre les bases du format JSON te fera gagner beaucoup de temps. Make expose davantage les concepts techniques que Zapier, mais c’est justement ce qui le rend plus puissant. Si tu es à l’aise avec des formules Excel complexes, tu seras à l’aise avec Make après quelques heures de pratique.

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