
Tu passes des heures à copier-coller des données entre tes outils ? À créer manuellement des tâches dans Notion chaque fois qu’un client remplit ton formulaire Typeform ? Make transforme ces corvées en automatisations qui tournent 24/7. Dans cette fiche, on décortique Make (anciennement Integromat), la plateforme d’automatisation qui permet de connecter tes apps sans coder, avec un avis franc sur ce qui fonctionne vraiment et ce qui coince.
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| Critère | Détail |
|---|---|
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Note globale
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★★★★★ |
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Prix de départ
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9 $/mois |
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Pour qui
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Freelances tech, agences, no-code builders |
C’est quoi Make ?
Make est une plateforme d’automatisation no-code qui connecte tes applications entre elles pour créer des workflows automatisés. Concrètement, tu construis des scénarios visuels qui déclenchent des actions en cascade : un nouveau lead dans ton CRM peut automatiquement créer une fiche dans Notion, envoyer un email de bienvenue via Gmail et ajouter le contact dans ta liste Mailchimp.
Lancé en 2012 sous le nom Integromat, l’outil a été rebrandé Make en 2022 après son rachat par Celonis. Il se positionne comme l’alternative plus puissante et visuelle à Zapier, avec une approche différente : là où Zapier privilégie la simplicité linéaire, Make mise sur la flexibilité et la complexité. Résultat : plus de 1500 applications connectables, des millions d’utilisateurs, et une communauté particulièrement active dans l’écosystème no-code francophone.
La plateforme séduit surtout les freelances et agences qui ont besoin d’automatiser des processus métier complexes sans passer par un développeur. Make permet de manipuler des données, d’ajouter des conditions logiques, de gérer des boucles, et de créer des workflows aussi sophistiqués que nécessaire.
Les fonctionnalités clés
L’éditeur visuel de scénarios
Le cœur de Make, c’est son interface visuelle par modules. Chaque scénario se construit en glissant-déposant des blocs qui représentent des actions : déclencher un webhook, chercher une ligne dans Google Sheets, envoyer un message Slack. Tu relies les modules entre eux pour créer ton flux de données. Cette approche visuelle rend les automatisations immédiatement compréhensibles, même pour des workflows complexes avec plusieurs branches conditionnelles.
Ce qui fait la différence, c’est la granularité du contrôle. Tu peux mapper chaque champ manuellement, transformer des données avec des formules, et voir en temps réel ce qui transite entre chaque module. Pour un freelance qui gère des intégrations client, cette transparence permet de débugger rapidement et d’expliquer clairement ce que fait l’automatisation.
Le routeur et la logique conditionnelle
Make intègre nativement des modules Router qui permettent de créer des branches conditionnelles dans tes scénarios. Par exemple, un formulaire de contact peut rediriger les demandes commerciales vers ton CRM et les demandes support vers ton outil de ticketing, le tout dans un seul scénario. Tu ajoutes des filtres entre les modules pour définir quand une action doit s’exécuter : « seulement si le montant dépasse 500 $ » ou « uniquement pour les clients français ».
Cette logique conditionnelle évite de multiplier les scénarios pour gérer différents cas de figure. C’est particulièrement utile pour les agences qui gèrent plusieurs clients avec des règles métier différentes : un seul scénario maître peut s’adapter selon le contexte, ce qui simplifie la maintenance.
Les fonctions de transformation de données
Make embarque un arsenal de fonctions pour manipuler les données : extraire du texte, formater des dates, parser du JSON, calculer des valeurs. Tu peux nettoyer un numéro de téléphone avant de l’envoyer dans ton CRM, concaténer plusieurs champs pour créer un titre de tâche, ou convertir une devise. Ces transformations se font directement dans l’interface, sans écrire de code.
Pour les freelances qui récupèrent des données brutes depuis des formulaires ou des APIs, cette capacité à normaliser et enrichir les informations en cours de route est essentielle. Tu évites les allers-retours entre outils pour formater manuellement ce qui peut être automatisé. Les agences apprécient particulièrement de pouvoir adapter les formats de données selon les exigences de chaque client.
L’historique d’exécution et le débogage
Chaque exécution de scénario est enregistrée avec le détail de ce qui s’est passé module par module. Tu vois exactement quelles données sont entrées, quelles transformations ont été appliquées, et ce qui est sorti. Si un scénario plante, l’historique te montre où ça bloque et pourquoi. Tu peux rejouer une exécution échouée après correction sans avoir à déclencher à nouveau l’événement initial.
Cette fonctionnalité change la donne pour la maintenance. Quand un client signale qu’une automatisation n’a pas fonctionné, tu identifies le problème en deux minutes au lieu de passer une heure à reproduire le bug. L’historique devient aussi une base de connaissances : tu comprends comment les données réelles transitent et tu affines tes scénarios en conséquence.
Les webhooks et l’API REST
Make permet de créer des webhooks instantanés pour recevoir des données depuis n’importe quelle source qui sait envoyer une requête HTTP. Tu génères une URL, tu la colles dans ton app source, et Make déclenche ton scénario dès réception. Inversement, tu peux appeler n’importe quelle API REST pour envoyer ou récupérer des données, ce qui étend le catalogue d’apps connectables à l’infini.
Pour les freelances qui bossent avec des apps métier spécifiques ou des outils maison, cette flexibilité est déterminante. Tu n’es pas limité aux 1500 intégrations natives : si l’outil a une API, Make peut se connecter. Les agences utilisent massivement les webhooks pour créer des ponts entre les systèmes legacy de leurs clients et leurs nouveaux outils SaaS.
Tarifs et plans
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| Plan | Prix | Ce qui est inclus |
|---|---|---|
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Free
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0 $/mois | 1000 opérations/mois, 2 scénarios actifs, exécution toutes les 15 min |
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Core Recommandé
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9 $/mois | 10 000 opérations/mois, scénarios illimités, exécution toutes les 1 min |
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Pro
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16 $/mois | 10 000 opérations/mois, opérations prioritaires, fonctions avancées |
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Teams
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29 $/mois | 10 000 opérations/mois, collaboration d’équipe, gestion des rôles |
Prix évolutifs. Les tarifs affichés correspondent au palier de base (10 000 opérations/mois). Tu peux acheter des packs d’opérations supplémentaires si tu dépasses ce quota. Vérifie la grille tarifaire sur le site officiel, les prix évoluent régulièrement.
Pour un freelance qui débute avec l’automatisation, le plan Free suffit largement pour tester Make et créer ses deux premiers workflows critiques. Par exemple, automatiser la création de factures dans ton outil de compta quand un projet est validé dans Notion. Si tu as besoin de plus de 2 scénarios actifs ou d’exécutions plus fréquentes, le plan Core à 9 $ est l’évidence : tu débloques des scénarios illimités et des exécutions chaque minute, ce qui couvre 90% des besoins freelance.
Les agences qui gèrent plusieurs clients opteront pour le plan Teams dès qu’il faut partager l’accès aux scénarios avec l’équipe. Le Pro se justifie surtout si tu as besoin des opérations prioritaires (tes scénarios passent avant ceux des autres utilisateurs en cas de charge) ou des fonctions avancées comme les modules d’agrégation de données. Pour les gros volumes, compte environ 1 $ supplémentaire par tranche de 1000 opérations au-delà du quota de base.
Pour qui c’est fait ?
Idéal pour les freelances tech et no-code builders
Si tu es freelance dans le web, le design, ou le conseil, et que tu jongle entre 5 à 10 outils différents, Make va te faire gagner des heures chaque semaine. L’interface visuelle te permet de créer des automatisations sophistiquées sans compétence en code, et la granularité du contrôle te laisse gérer des cas métier spécifiques. Tu peux même facturer la création d’automatisations Make comme prestation pour tes clients.
Acceptable pour les agences digitales
Les agences trouvent leur compte dans Make pour standardiser leurs processus internes (onboarding client, gestion de projet, reporting) et livrer des automatisations à leurs clients. La fonction Teams permet de collaborer, et la puissance de l’outil justifie le temps d’apprentissage. Par contre, la facturation au nombre d’opérations peut devenir coûteuse si tu gères des volumes importants pour plusieurs clients. Il faut bien dimensionner.
Pas adapté aux débutants complets en automatisation
Si tu n’as jamais touché à un outil d’automatisation et que tu cherches juste à connecter deux apps de manière basique, Make va te paraître complexe. L’interface visuelle demande un minimum de logique pour comprendre comment les modules interagissent, et la courbe d’apprentissage est réelle. Zapier sera plus accessible pour des besoins simples. Make se justifie quand tu veux aller plus loin que « nouveau formulaire = nouvelle ligne dans un tableur ».
Les points forts
La flexibilité et la puissance des scénarios
Make te permet de créer des workflows aussi complexes que tu veux : branches conditionnelles, boucles, agrégations de données, gestion d’erreurs. Tu n’es pas limité à des automatisations linéaires. Cette flexibilité justifie le temps passé à maîtriser l’outil : une fois que tu sais faire, tu peux automatiser quasiment n’importe quel processus métier sans toucher à du code.
L’interface visuelle et le débogage
Le fait de voir ton workflow sous forme de schéma avec des modules connectés rend la compréhension immédiate. Tu sais ce qui se passe, dans quel ordre, et pourquoi. L’historique d’exécution avec le détail des données transformées module par module change radicalement la maintenance : tu identifies et corriges les bugs en quelques minutes au lieu de galérer pendant des heures.
Le rapport qualité-prix
À 9 $ par mois pour des scénarios illimités et 10 000 opérations, Make est objectivement plus abordable que Zapier pour un freelance qui a besoin de plusieurs automatisations actives. Le plan Free est aussi beaucoup plus généreux, ce qui permet de tester sérieusement l’outil avant de payer. Pour les agences, la possibilité d’acheter des opérations à la carte évite de payer un abonnement fixe surdimensionné.
Les points faibles
La courbe d’apprentissage
Make demande du temps pour être maîtrisé. L’interface visuelle, bien que puissante, nécessite de comprendre comment les données circulent entre les modules, comment utiliser les filtres, les routeurs, et les fonctions de transformation. Les premiers scénarios prennent du temps à construire, et tu vas forcément tâtonner avant de trouver la bonne logique. C’est un investissement qui se rentabilise, mais il faut accepter cette phase d’apprentissage.
La documentation parfois technique
La doc officielle de Make est complète, mais elle est orientée utilisateurs avancés. Quand tu débutes, certains concepts comme les bundles, les agrégateurs ou les itérateurs ne sont pas évidents à saisir. Les exemples manquent parfois de contexte métier concret. Heureusement, la communauté francophone est active et produit pas mal de tutoriels, mais il faut chercher les bonnes ressources.
Les quotas d’opérations qui peuvent monter vite
Une opération dans Make correspond à chaque module exécuté dans un scénario. Si ton workflow comporte 10 modules et qu’il tourne 200 fois par mois, tu consommes 2000 opérations. Sur des scénarios complexes avec beaucoup d’étapes, le quota peut fondre rapidement. Il faut anticiper et optimiser ses scénarios pour éviter les opérations inutiles, sinon la facture grimpe vite avec les packs d’opérations supplémentaires.
Make
Automatise tes workflows sans coder — À partir de 9 $/mois
Notre avis final
Make est clairement l’un des meilleurs outils d’automatisation du marché pour qui accepte d’investir du temps dans la prise en main. La flexibilité, la puissance et le rapport qualité-prix en font un choix solide pour les freelances tech et les agences qui veulent aller au-delà des automatisations basiques. L’interface visuelle facilite la compréhension des workflows complexes, et l’historique d’exécution simplifie radicalement la maintenance.
Par contre, si tu cherches une solution plug-and-play pour connecter deux apps rapidement sans te poser de questions, Make va te sembler trop complexe. L’outil se justifie quand tu as besoin de logique conditionnelle, de transformation de données, et de workflows multi-branches. Pour des besoins simples et ponctuels, Zapier reste plus accessible.
On recommande Make aux freelances qui gèrent plusieurs outils dans leur stack et qui veulent standardiser leurs processus, ainsi qu’aux agences qui cherchent une solution d’automatisation puissante pour leurs clients. Le plan Free permet de tester sans risque, et le passage au plan Core à 9 $ se justifie dès que tu dépasses 2 scénarios actifs. C’est un investissement rentable si l’automatisation devient un levier sérieux dans ton activité.
Questions fréquentes
Make mise sur la flexibilité avec une interface visuelle qui permet de créer des workflows complexes avec branches conditionnelles et transformations de données. Zapier privilégie la simplicité avec des automatisations linéaires plus faciles à prendre en main. Make est plus puissant et souvent moins cher, mais demande plus de temps d’apprentissage.
Chaque module exécuté dans un scénario compte pour une opération. Si ton workflow contient 5 modules et qu’il s’exécute 100 fois, tu consommes 500 opérations. Les modules de recherche, transformation et action comptent tous comme une opération. Il faut optimiser tes scénarios pour limiter les modules inutiles.
Oui, grâce aux modules HTTP et webhooks, tu peux connecter n’importe quelle application qui dispose d’une API REST. Tu construis les requêtes manuellement en spécifiant les endpoints, méthodes et paramètres. C’est plus technique qu’une intégration native, mais ça fonctionne parfaitement pour les outils métier ou les apps maison.
Le plan Free offre 1000 opérations par mois et 2 scénarios actifs, ce qui permet de tester sérieusement l’outil et de créer tes premières automatisations. Par contre, les scénarios s’exécutent toutes les 15 minutes maximum, ce qui peut être lent pour certains usages. Dès que tu as besoin de plus de 2 scénarios ou d’exécutions plus fréquentes, le plan Core à 9 $ devient nécessaire.
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