
Tu hésites entre n8n et Make pour automatiser tes workflows ? Tu n’es pas seul. Ces deux plateformes dominent le marché des outils d’automatisation no-code, mais elles s’adressent à des profils bien différents. Make (ex-Integromat) séduit par sa simplicité visuelle et son écosystème clé en main, tandis que n8n attire ceux qui veulent garder le contrôle total sur leurs données et leur infrastructure. Le choix entre n8n vs Make ne se résume pas à comparer des fonctionnalités sur papier, il dépend de ton niveau technique, de ton budget et de ta vision sur la propriété de tes automatisations. Dans cet article, on décortique les deux solutions pour t’aider à trancher selon ton profil de freelance ou d’agence.
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| Critère | n8n | Make |
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Prix de départ
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Gratuit (self-hosted) | 9 $/mois |
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Hébergement
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Self-hosted ou cloud (20 $/mois) | Cloud uniquement |
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Nombre d’intégrations
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400+ nodes | 1500+ apps |
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Open source
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Oui (fair-code) | Non |
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Facilité d’utilisation
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Flexibilité technique
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Support client
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Note globale
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★★★★★ | ★★★★★ |
n8n en bref
n8n est une plateforme d’automatisation open source (fair-code) qui te permet de créer des workflows complexes en mode visuel. Contrairement à la plupart de ses concurrents, n8n peut être hébergé sur ton propre serveur, ce qui te donne un contrôle total sur tes données et supprime les limitations liées aux tarifs cloud. L’interface repose sur un système de nodes (blocs) que tu connectes entre eux pour créer des scénarios d’automatisation. Le gros point fort de n8n, c’est sa flexibilité technique : tu peux écrire du code JavaScript directement dans tes workflows, créer tes propres nodes personnalisés et même modifier le code source de l’outil. Cette liberté a un prix : la courbe d’apprentissage est plus raide que sur Make, surtout si tu choisis l’option self-hosted. Le point faible principal reste l’écosystème d’intégrations, moins fourni que celui de Make, même si la communauté compense en partie avec des nodes créés par les utilisateurs.
Make en bref
Make (anciennement Integromat) est une plateforme d’automatisation cloud ultra-visuelle qui mise tout sur la simplicité et l’écosystème. Avec plus de 1500 applications intégrées nativement, Make te permet de connecter presque n’importe quel service SaaS sans écrire une ligne de code. L’interface en « scénarios » est intuitive : tu glisses-déposes des modules, tu les paramètres via des formulaires clairs, et Make gère tout le reste (hébergement, sécurité, mises à jour). Le gros point fort, c’est la prise en main immédiate, même pour des profils non techniques. Make propose aussi une tarification par opérations, ce qui peut être avantageux si tu as peu de workflows mais un gros volume d’exécutions. Le point faible principal : tu es enfermé dans l’écosystème Make. Impossible d’héberger toi-même, impossible de modifier le code, et les tarifs peuvent vite grimper si tes besoins explosent ou si tu veux accéder à certaines fonctionnalités avancées réservées aux plans supérieurs.
Comparaison détaillée n8n vs Make
Fonctionnalités et flexibilité
Sur le papier, Make et n8n font la même chose : automatiser des tâches entre applications. Mais leur approche diffère radicalement. Make brille par son catalogue d’intégrations natives. Tu veux connecter Google Sheets, Slack, Airtable, Notion, HubSpot, Stripe, Mailchimp et 1493 autres apps ? Make a déjà tout préparé. Chaque intégration est documentée avec des templates de scénarios prêts à l’emploi. C’est du clé en main. n8n propose environ 400 nodes, ce qui reste solide mais nettement inférieur. Cependant, n8n compense avec sa flexibilité technique. Tu peux utiliser le node HTTP Request pour te connecter à n’importe quelle API, même si l’intégration n’existe pas nativement. Tu peux aussi injecter du JavaScript pour manipuler les données comme tu veux, créer des boucles complexes, gérer des erreurs de manière fine. Make permet aussi du code (via des modules custom), mais de façon beaucoup plus limitée. En termes de puissance brute, n8n l’emporte si tu as des besoins sur mesure. Make l’emporte si tu cherches la facilité et que tes besoins sont couverts par l’écosystème existant.
Tarifs et rapport qualité-prix
C’est là que le match devient intéressant. n8n en version self-hosted est totalement gratuit. Tu paies juste ton serveur (5 à 20 $ par mois sur un VPS type DigitalOcean). Aucune limite d’opérations, aucun plafond de workflows. Si tu montes en charge, tu augmentes la RAM de ton serveur, point. La version cloud de n8n commence à 20 $ par mois pour 2500 executions, ce qui reste très compétitif. Make démarre à 9 $ par mois pour 10 000 opérations, puis 16 $ pour 10 000 opérations avec plus de fonctionnalités (Core), et grimpe rapidement si tu as besoin de plus. Au-delà de 40 000 opérations mensuelles, tu passes en mode Pro à 29 $ minimum. La tarification de Make est claire mais peut vite exploser si tu automatises beaucoup. À l’inverse, avec n8n self-hosted, ton seul plafond c’est la puissance de ton serveur. Pour une agence qui fait tourner des dizaines de workflows clients, n8n devient vite plus rentable. Pour un freelance qui veut juste automatiser 3-4 tâches sans se prendre la tête avec un serveur, Make à 9 $ est imbattable.
Prix honnête. Les prix indiqués sont en dollars et correspondent aux tarifs publics affichés au moment de la rédaction. Vérifie toujours les tarifs actuels sur les sites officiels, les plateformes SaaS ajustent régulièrement leurs grilles.
Facilité de prise en main
Make gagne haut la main sur ce critère. L’interface est pensée pour les non-développeurs. Chaque module affiche un formulaire pré-rempli avec des exemples, la documentation contextuelle s’affiche au survol, et les erreurs sont expliquées en langage clair. Tu peux créer ton premier scénario en 10 minutes chrono sans lire de doc. n8n demande un effort supplémentaire. L’interface est claire mais moins guidée. Les nodes sont paramétrables via des champs JSON ou des expressions JavaScript, ce qui peut rebuter si tu n’as jamais touché au code. La courbe d’apprentissage est douce si tu restes sur des workflows simples, mais dès que tu veux gérer des boucles, des conditions imbriquées ou des transformations de données avancées, il faut mettre les mains dans le cambouis. Si tu choisis la version self-hosted de n8n, ajoute une couche de complexité : installation via Docker, gestion des mises à jour, sécurisation du serveur, backups. Ce n’est pas insurmontable si tu as déjà géré un serveur, mais c’est un frein si tu débutes. Make, lui, est opérationnel en 2 clics : tu crées un compte, tu connectes tes apps via OAuth, c’est parti.
Intégrations et compatibilité
Make domine ce terrain avec ses 1500+ apps connectées nativement. Chaque intégration bénéficie de triggers (déclencheurs) et actions détaillées. Par exemple, sur HubSpot, tu as des dizaines d’actions possibles : créer un contact, mettre à jour un deal, envoyer un email, etc. Tout est pré-configuré. n8n propose environ 400 nodes, avec une approche plus technique. Les intégrations les plus populaires (Google, Slack, Notion, Airtable, Stripe) sont bien couvertes, mais dès que tu sors des sentiers battus, il faut utiliser le node HTTP Request et te débrouiller avec la documentation de l’API. L’avantage, c’est que rien ne t’empêche de te connecter à n’importe quel service, même s’il n’y a pas de node dédié. La communauté n8n partage aussi des nodes custom, que tu peux installer toi-même si tu es en self-hosted. Make ne te laisse pas cette liberté : si l’app n’est pas dans le catalogue, tu passes par un module HTTP custom beaucoup moins pratique. En résumé, Make est parfait si ton stack est composé d’outils SaaS classiques. n8n est meilleur si tu travailles avec des APIs propriétaires ou des outils moins mainstream.
Support et documentation
Make propose un support client structuré, avec chat en direct sur les plans payants, une base de connaissances fournie, et une communauté active sur le forum officiel. Les réponses sont rapides et les ressources (vidéos, templates, tutoriels) sont nombreuses. Make organise aussi régulièrement des webinaires et publie des use cases détaillés. n8n mise sur la communauté. Le support officiel n8n cloud inclut un chat, mais il reste basique comparé à Make. En version self-hosted, tu es seul (ou presque) : le forum communautaire est actif et bienveillant, mais tu ne peux pas attendre une réponse en 2 heures. La documentation technique de n8n est très complète, avec des exemples de code pour chaque node, mais elle demande un minimum d’autonomie. Si tu bloques sur un workflow complexe avec Make, le support peut te débloquer. Avec n8n, il faudra chercher toi-même ou poser une question sur le forum et attendre que quelqu’un y réponde. Pour une agence, cette différence peut être cruciale si un workflow client plante en prod un vendredi soir.
Pour qui choisir n8n ?
Tu choisis n8n si tu es freelance ou agence avec des compétences techniques (même basiques en dev), que tu veux garder le contrôle total sur tes données et ton infrastructure, et que tu anticipes une montée en charge de tes automatisations. n8n est aussi idéal si tu factures tes automatisations à tes clients : en self-hosted, tu peux héberger tous leurs workflows sur ton serveur sans payer de licence par client. Typiquement, un développeur freelance qui propose des solutions d’automatisation sur mesure trouvera avec n8n une base solide et extensible. Même chose pour une agence qui veut créer des workflows complexes pour ses clients, avec du code custom, et qui veut pouvoir revendre ces automatisations sans reversing à un éditeur SaaS. Enfin, si tu es sensible à la philosophie open source et que tu veux éviter le vendor lock-in, n8n te permet de migrer tes workflows ailleurs si besoin, ou même de forker le projet si tu veux aller encore plus loin.
n8n convient aussi parfaitement si tu travailles avec des APIs propriétaires ou des outils métier peu connus. Plutôt que d’attendre qu’une plateforme les intègre, tu te connectes directement via HTTP Request. Par exemple, un freelance qui bosse pour un client dans l’industrie avec un ERP custom pourra automatiser des flux entre cet ERP et des outils modernes (Notion, Slack, Google Sheets) sans attendre qu’une intégration officielle existe. Avec Make, tu serais bloqué ou obligé de passer par Zapier comme intermédiaire, ce qui ajoute de la complexité et des coûts.
Pour qui choisir Make ?
Tu choisis Make si tu veux de la simplicité, un écosystème complet et un support réactif, sans te soucier de l’hébergement ou de la technique. Make est parfait pour les freelances et agences qui veulent automatiser rapidement des tâches entre outils SaaS classiques, sans passer des heures à configurer un serveur ou à déboguer du code. Si ton stack, c’est Google Workspace, Notion, Slack, Trello, Stripe, MailChimp et autres apps mainstream, Make te fait gagner un temps fou. Un community manager freelance qui veut automatiser la publication de contenus entre Notion, Buffer et Google Sheets sera opérationnel en 20 minutes avec Make. Même chose pour un consultant qui veut synchroniser ses leads HubSpot avec son CRM, envoyer des notifications Slack et mettre à jour un tableau Airtable, tout ça sans toucher une ligne de code.
Make est aussi le meilleur choix si tu débutes dans l’automatisation ou si tu n’as aucune appétence pour la technique. L’interface visuelle, les templates prêts à l’emploi et la documentation pas à pas te prennent par la main. Tu peux créer des scénarios avancés (avec conditions, filtres, itérations) sans jamais ouvrir une console. Pour une petite agence qui veut offrir de l’automatisation comme service additionnel sans recruter un profil dev, Make permet de monter en compétences vite et de livrer des résultats concrets à ses clients.
Enfin, si tes besoins en automatisation restent raisonnables (quelques workflows, volumes modérés), le plan Core à 16 $ par mois est largement suffisant et reste très compétitif. Tu paies pour la tranquillité d’esprit : tout est hébergé, sécurisé, sauvegardé, mis à jour automatiquement. Zéro maintenance.
Notre verdict n8n vs Make
n8n vs Make, ce n’est pas une question de « meilleur outil », mais de « meilleur fit ». Si tu es à l’aise avec la technique, que tu veux un contrôle total sur tes données et que tu anticipes une montée en charge, n8n en self-hosted est imbattable en termes de flexibilité et de coût à long terme. Tu paies ton serveur, tu construis ce que tu veux, sans limite. Si tu préfères la simplicité, un écosystème clé en main et un support réactif, Make te fera gagner du temps et te permettra de livrer des automatisations rapidement, même sans compétences dev. Pour une agence qui facture ses automatisations, n8n est un investissement rentable. Pour un freelance qui veut juste connecter ses outils du quotidien sans se prendre la tête, Make à 9 $ est un no-brainer.
Les deux outils sont solides, matures et bien maintenus. Tu ne feras pas d’erreur en choisissant l’un ou l’autre, tant que tu alignes ton choix avec ton profil, ton niveau technique et tes besoins réels. Certains utilisent même les deux : Make pour les workflows simples client-facing, n8n pour les automatisations internes complexes. L’essentiel, c’est de tester les deux (les deux ont des plans gratuits ou des trials) et de voir lequel colle le mieux à ta façon de travailler.
Questions fréquentes
Oui, n8n en version self-hosted est totalement gratuit et open source (fair-code). Tu paies uniquement ton hébergement (VPS, serveur dédié ou cloud). La version cloud de n8n est payante à partir de 20 $ par mois, mais elle t’évite de gérer l’infrastructure toi-même.
Techniquement oui, mais il n’y a pas d’import automatique. Tu devras recréer tes workflows manuellement. Les deux outils utilisent des logiques différentes (scénarios vs nodes), donc la migration demande un peu de travail. Prévois du temps pour tester et valider chaque workflow migré.
Pour des workflows simples sur n8n cloud, aucun niveau technique requis. Pour des workflows complexes ou du self-hosted, il faut être à l’aise avec Docker, les APIs REST et un peu de JavaScript. Si tu sais lire une doc technique et déboguer des erreurs, tu t’en sortiras très bien.
Ça dépend de ton volume. Pour un usage modéré (quelques workflows, moins de 40 000 opérations par mois), Make reste abordable. Au-delà, ou si tu multiplies les workflows clients, n8n self-hosted devient beaucoup plus rentable. Un serveur à 20 $ peut héberger des centaines de workflows sans limite d’opérations.
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